mercredi 8 mai 2013

Faux et faussaires


Le livre ancien est certainement le secteur du marché de l'art et du luxe qui connaît le moins de faux, de contrefaçons et de fraudes. 

Mais ils existent, bien sûr, et l'inflation des prix dans certains domaines, comme la généralisation de la spéculation financière (voir par exemple ici), constituent un terrain favorable à la prolifération des escroqueries. 

Une étude passionnante revient sur de fameuses affaires de faux livres anciens, certaines fort peu connues en France. Où l'on remarquera au passage que jusqu'à présent ces abus concernent essentiellement le marché américain et des bibliothèques publiques. Où l'on croisera des personnages rocambolesques et sulfureux (dont souvent des religieux...) et des situations dignes des plus invraisemblables romans policiers !

L'auteur, Dominique Vary, rappelle qu'un simple examen attentif, fondé sur une connaissance du livre ancien et de son histoire, permettrait bien souvent d'éviter de tels abus et de tels scandales. 

Dans d'autres cas, la situation est plus complexe : alors que les connaissances et compétences existent, la rareté de ces affaires fait que la méthodologie de l'expertise des faux dans les livres anciens reste quelque peu floue et subjective. De même, la valeur relativement faible des oeuvres et le manque d'intérêt pour le livre n'ont pas permis jusqu'ici de mobiliser des moyens techniques et scientifiques aussi puissants que pour l'analyse des tableaux.



Ci-dessous, des conservateurs bien sous tous rapports ? 
Les désormais célèbres pilleurs et faussaires de la bibliothèque Girolamini de Naples 


1 commentaire:

Bertrand Hugonnard-Roche a dit…

En même temps, celui de gauche en habit de cérémonie, je ne lui aurais pas confié ma fille ...

B.